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En MECS, nous accueillons des jeunes enfants et adolescents en difficultés et de plus en plus avec des troubles psychologiques (psychoses) c’est souvent accueillir leur souffrance mais aussi leur violence.

Comment accompagner ses passages à l’actes, sans banaliser mais en continuant d’éduquer notre mission première, de transmettre et d’écouter leurs modes d’expressions ?

Je suis traversée par cette question depuis quelques mois, ou je vois beaucoup d’agressivités, menaces, dégradations, insultes, violences envers les autres ou soi (automutilation), coups, sont les supports privilégiés des jeunes qui côtoient nos institutions souvent pour différentes raisons :

- Le placement vu comme une décision de justice qui les sépare de leurs parents, nous sommes nous les éducateurs ceux qui les empêchent d’être et d’exister auprès de leurs familles. Un travail d’accompagnement à la séparation et mise à distance est à prendre en compte.

-Ce sont des jeunes qui ont été en danger et souvent livrés à eux même ce qui rend l’accompagnement comme une contrainte. Souvent ils ont eu peu de cadre, de contraintes et en arrivant sur les MECS ils sont confrontés à des règles, des contraintes jusqu’ alors peu connu et en plus imposer par des personnes qui ne connaissent pas ou peu et qui ne légitime pas leurs autorités.

Beaucoup de jeunes peuvent nommés au quotidien :

- « on étouffe ici, vous êtes sans arrêts à nous fliquer… »

- « t’es pas ma mère pour me dire ça… »

- « pourquoi vous venez frapper à ma chambre, sans arrêt pour me demander comment ça va ? »

-« t’a rien à me dire, je suis libre de faire comme je veux »

La ou j’y vois moi de l’accompagnement, eux sont dans de la contrainte et une relation d’aide imposé, qu’il rejette avec violence.

-autres hypothèses, des jeunes qui ont des troubles psychiatriques. Accompagner des jeunes psychotiques, me demande de m’adapter dans ma pratique car le jeune ne peut être « compris » a priori avec le raisonnement d’un névrosé. Seulement voilà, nous ne sommes pas psychothérapeutes et nous devons composer sur le terrain car nous partageons notre quotidien avec eux et avec les autres jeunes. Il est donc nécessaire de s’adapter, mais pas toujours facile de trouver l’équilibre et permettre de faire de l’individuel dans du collectif. Il faut se montrer innovant…

 J’accorde beaucoup d’importance à éduquer a plus près d’une réalité auxquels ils seront confrontés demain afin qu’ils soient prêts à faire face à la société et parfois et de plus en plus je me remets en question et je me dis parfois que je dois accepter de lâcher prise et accepter que chaque jeune est différent et avance à son rythme et parfois l’envie qu’on a pour eux est constructif et à d’autre moment il est important de s’en détacher pour ne pas leur mettre trop pression et se mettre aussi beaucoup de pression.

Je me questionne aussi sur :

- comment développer une culture de prévention face à la violence ?

-comment m’adapter aux jeunes individuellement sans oublier le collectif et aussi avec les moyens qu’on nous donne (de moins en moins c’est derniers temps !!!)

-Comment bien accompagner des jeunes qui ont des troubles psy de plus en plus important

Voici mes quelques pistes hypothèses trouver ici et là :

- « s’occuper de la famille » et non pas seulement du jeune qu’on rencontre pour tenter que l’enfant soit moins dans le conflit de loyauté et d’investir la relation et les lieux. Permettre à l’enfant de comprendre ce qui se passe entre lui et sa famille ce qui a conduit au placement.

-Utiliser de plus en plus le projet personnalisé pour permettre de faire de l’individuel dans du collectif et que le projet est construit pour le jeune.

-Leur permettre d’identifier leurs émotions (j’ai suivi une formation qui donne quelques pistes et ateliers à réaliser avec les jeunes, que je tenterai de partager avec vous si ça vous intéresse)

-Recommandation des bonnes pratiques ANESM

-Permettre Aux jeunes d’aller vers l’extérieur (activités, sport…)

-Possibilité d’avoir différents lieux d’accueil.

-Et surtout ne pas se lasser d’essayer encore et encore, ne pas lâcher un jeune qui se montre violent avoir pour idée s’est qu’il ne doit pouvoir faire autrement et accepter sa violence ce n’est pas la banaliser, c’est comprendre sans excuser.

…Et vous avez-vous des idées ???