Helene Romano aborde dans son livre de grandes questions comme :

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« Comment un enfant peut-il comprendre que la vie peut être belle, pleine d’espoir et de bonheur quand, au quotidien, le monde adulte ne parle que de choses négatives et sordides ? »

« Comment construire son rapport à l’autre de façon positive et confiante quand toute la société nous évoluons nous rappelle qu’il faut avant tout être dans le cadre, s’adapter et être au plus vite performant ? »

« Comment vivre, grandir et devenir quand tout ce qui fait la vie apparait comme un danger et quand une société s’interdit de reconnaitre la réalité de la souffrance alors qu’elle nous place dans un contexte d’insécurité permanent ? »

Hélène Romano dans son livre parle des traumatismes que peut contenir la vie d’un enfant (séparations, atentats, deuils, maladie...)

Elle aborde avec sensibilité, qu'il n'existe pas de petit traumatisme, mais avoir un traumatisme ne fait pas de l’enfant son identité et encore moins une victime à vie. Un enfant a besoin d'être respecté et aimé et d'être entendu, sécurisé.

 « avoir été traumatisé ne constitue pas une identité. Pour cela il faut que la personne blessée puisse rester sujet de son histoire et qu’elle puisse tout simplement vivre. »

-Face au terrorisme, elle nous dit :

« Pour résister et tenir face aux conséquences des actes terroristes, en permettant à nos enfants de construire un devenir possible…la vie est éphémère, elle est dangereuse et mortelle. Réalité insupportable, mais réalité tout de même. Nous allons tous mourir…Cela ne doit pas nous empêcher de vivre cette vie que nous savons inéluctablement limitée. Et sur le parcours de la vie, il y a des moments de grands bonheurs, mais aussi des difficultés et des épreuves…la souffrance est un fait indissociable de notre condition humaine. »

-réintégrer la réalité de la vie, la souffrance, la mort, la maladie et les actes de terrorismes sont présent dc nous devons vivre avec la menace. Prendre conscience que ce monde est concerné par la souffrance voila à quoi nous renvoie les actes terroristes, sorti du déni nous devons non pas se prostré, se complaire dans une posture de victime et attendre mais plutôt favoriser des actions de résiliences communautaires, qui consistent à développer la solidarité grâce à l’implication de tous.

-Parler des attentats aux enfants, ne pas leur mentir ou ne rien dire, mettre des mots ne veut pas tout leur dire. Besoin qu’on les rassurent que des adultes de confiance sont là pour eux, pour les écouter, exprimer leur ressenti et qu’ils ne sont pas seuls au monde. L’adulte est un traducteur de sens.

Elle nous invite à

- Répondre aux interrogations d’un enfant, pouvoir mettre des mots sur des faits traumatiques nécessite d’être attentif, compréhensif, patient, disponible.

-un enfant n’interroge jamais au hasard, mais bien parce qu’il a déjà élaborer une réponse à partir d’une de ses théories et cherche à certifier la valeur de celle-ci par rapport à ce que pense l’adulte.

Ne pas toujours répondre du tac au tac, il est important de s’ajuster à son enfant soit à partir de son monde à lui, se mettre à son niveau, ne pas prétendre savoir à sa place et plutôt lui demander ce que lui en pense et sait et s’il dit ne pas savoir demander lui si son doudou, ses amis savent quelques choses ont une idée. Une fois qu’il vous aura répondu vous serez lui répondre en mettant le curseur au niveau qui semble le plus acceptable par rapport à vos propres références éducatives.

Elle évoque aussi des petits maux aux maladies sévères

« il n’y a rien de plus terrible que de voir son enfant souffrir et de ne rien pouvoir faire… »

Elle nous rappel que pour un enfant face à la maladie :

-le plus important pour un enfant n’est pas de tant de ne plus être malade mais d’être certain de ne pas être abandonné face à la maladie.

-quand un enfant est guéri après une longue maladie parfois il est difficile de trouver sa place dans leurs repères relationnels, de plus l’enfant d’un point de vue somatique ne souffre plus mais psychologiquement parfois l’enfant est marqué par la maladie, qu’il l’a transformé. Exemple dire à un enfant : « quand on est guéri, il y a des fois des sensations nouvelles, des choses qui ne sont pas comme avant, des jeux différents. Les parents et les médecins sont rassurés car la maladie est guérie et les enfants n’osent pas dire qu’ils souffrent autrement dans leur cœur, dans leur tête, dans leur mémoire. C’est comme une blessure invisible. Et je me demandais comment ça se passait pour toi. »

-L’enfant parfois à cause de la maladie ne se reconnait plus, son identité est atteinte, il a besoin d’entendre que ses parents l’aiment et continueront à l’aimer quoi qu’il arrive. Mais il y aussi le regard des autres (amis, famille…) peut regarder l’enfant différemment et que les liens peuvent être compliqué.

-elle dit que les enfants en fin de vie n’ont pas tant peur de la mort que la crainte d’être oubliés et abandonnés.

-Comment rester parent d’un enfant quand les jours sont comptés ? pas d’outils, ni de recette miracle face a cette épreuve. La présence, prime tout les longs discours, un câlin, la douceur, l’amour…le rassurer qu’il n’est pas seul.

 Face aux deuils

Elle nous transmet l'importance de réfléchir avec l’enfant aux rituels funéraires en lui expliquant que quand quelqu’un est mort les vivants peuvent faire des choses pour dire au revoir. (lettre, dessin…) la participation lui permet de na pas être passif et de comprendre qu’on prend soin aussi de ceux qui meurt.

Dans son livre, elle parle aussi très simplement et avec justesse ce qu’est être parents ?

« Devenir parent est une volonté qui nécessite de pouvoir s’ajuster en permanence à son enfant, de le penser comme un autre que soi, tout en respectant ses différences…Naitre parent, c’est parvenir à devenir cet adulte ressource qui accepte d’être dépossédé de ses certitudes et qui investit l’enfant pour lui-même et non pour ce qu’il représente. »

Vous aurez compris, j'ai aimé son livre, j'ai annoté beaucoup de choses, il est simple, juste, sensible.

Merci pour ce livre, qui nous offre la possibilité de mieux comprendre les enfants.